Guy Fernand Kalouhohiko est prêtre et enseignant en exercice à Ouesso, commune urbaine et chef-lieu du département de la Sangha, situé dans la partie septentrionale du Congo. Il est auteur de plusieurs manuels à usage didactique. Ses ouvrages les plus significatifs sont « Méthode 50: l’anglais passeport de notre temps», et «Philosophie».
Les Dépêches de Brazzaville : L’écriture est-elle une passion ?
Guy Fernand Kalouhohiko : Écrire pour moi est une passion. Je me plais beaucoup à partager quelques acquis avec les amis de la culture. C’est aussi une façon de venir en aide surtout aux élèves de notre département de la Sangha qui éprouvent de sérieuses difficultés pour se procurer un livre. Ainsi, ils sont obligés de se contenter du cours du professeur. Ma démarche d’écrire pour combler ce vide est souvent bien appréciée par ceux qui me lisent, et beaucoup ne cessent de m’encourager.
Publier sur l’anglais puis sur la philosophie, n’est-ce pas faire du coq-à-l’âne?
Il faut savoir qu’on ne donne que ce qu’on a. L’anglais est une langue que j’ai approfondie à l’université Marien-Ngouabi avant de devenir prêtre. Je me suis inspiré des difficultés rencontrées en apprenant cette langue et de celles que je constate chez les apprenants du collège et du lycée pour pouvoir ébaucher un manuel qui propose des méthodes assez adaptées pour aider à mieux parler et écrire l’anglais en prenant en compte les réalités congolaises tout en s’ouvrant sur le monde. Quant à la philo, cela fait partie de la formation reçue au Grand Séminaire Saint Robert Bellarmin de Mayidi en RD Congo. La rédaction de ce manuel part du constat que les élèves accusent des difficultés de compréhension des concepts, doctrines et attitudes philosophiques. L’enjeu surtout c’est d’aider la jeune génération à se ressourcer à l’école des anciens qui ont influencé l’histoire de la philosophie. Cela aidant, elle pourra forger un raisonnement plus mûr et plus responsable face aux questions de la vie et de la société actuelle.










