N’tsamoukounou Moyo Grace Marinette, âgée de 20 ans est étudiante en deuxième année de chimie à la faculté des Sciences et techniques de l'université Marien- Ngouabi. Elle rêve de devenir ingénieure dans les télécommunications et réseaux et peaufiner ensuite sa passion pour la chimie en collaborant avec les industries pétrolières. Elle se donne cinq ans pour réaliser ses rêves.
Les Dépêches de Brazzaville (L.D.B) : Pourquoi souhaitez vous aller étudier à l’étranger et que comptez-vous faire à la fin de vos études ?
N’tsamoukounou Moyo Grace Marinette (NMGM) : Qu’importe le pays, l’essentiel pour moi est de partir pour me perfectionner et approfondir mes connaissances dans le domaine des télécommunications et réseaux. Une fois que j’aurai franchi cette étape je voudrais aussi approfondir mes connaissances en chimie. Ce qui fait que j’ai tenté ma chance pour la bourse de la Russie mais ça n’a pas marché et là je tente celle de Cuba bien que cela ne soit vraiment pas en rapport avec ce que je voulais faire. Mais je peux m’adapter (cette bourse est destinée aux étudiants en médecine) et trouver même des similitudes avec ce que je fais en ce moment. Chimie et biologie médicale, cela peut donner une belle sauce. En tout cas je l’espère.
L.D.B: Parlez-nous de vos futurs projets ?
N.M.G.M : Comme je l’ai dit plus haut, je compte me spécialiser dans l'informatique et la technique. Je voudrais faire des recherches innovantes dans ces domaines. Je pense qu’il y a beaucoup de choses encore à faire découvrir et qui seraient bénéfiques pour le monde et pour les Congolais en général. Mon souhait, serait qu’à la fin de mes études, j’ai plusieurs options pour me lancer dans la vie active, que je ne me limite pas qu’à un seul domaine. Je sais aussi que cela exige beaucoup de sacrifices. Au finish je me battrais pour que ces rêves deviennent réalité. Car quand on se donne les moyens pour réussir, on arrive à ses fins.
L.D.B: Comment comptez- vous réaliser vos rêves ?
N.M.G.M : L’idéal serait que j’obtienne une bourse d’étude, au cas où cela ne serait pas possible mes parents trouveront un moyen qui me permettra de réaliser mes rêves.
L.D.B: Qu'est ce qui, selon vous, ne marche pas à Marien- Ngouabi?
N.M.G.M : Beaucoup de choses. Depuis que nous avons commencé les cours nous avons été perturbés plusieurs fois. On n’a pas fréquenté correctement. Et dans l’amphithéâtre c’est la mort, je ne sais même pas combien nous sommes. Les enseignants viennent quand ils veulent et si tu n’es pas dans un groupe de TD (travaux dirigés) c‘est difficile. Parfois j’ai l’impression d’aller y perdre mon temps, mais je me suis inscrite, il faut que je me batte et gloire à Dieu, les résultats sont tombés, je passe en deuxième année, mais ça n’a pas été facile. Bref, mon désir d’aller étudier ailleurs est certainement dû à mon souci d’avoir une meilleure qualification et d’être compétitive sur le marché du travail. J’ai aussi envie de m’épanouir dans ce que je fais. Vous vous rendez compte que nous n’ayons pas de laboratoire en bonne et due forme. On voudrait bien tester ce que l’on fait, mais on n’en a pas la possibilité et c’est frustrant… Je veux partir et je pense que cela me donnera des meilleures et des nouvelles perspectives pour ma carrière car je voudrais un jour travailler pour mon compte. Comme l’a dit Ellen Johnson Sirleaf : « La taille de vos rêves doit toujours dépasser votre capacité à les réaliser. Si vos rêves ne vous font pas peur c’est qu'ils ne sont pas assez grands ».










