En repos à Brazzaville après avoir passé une année et sept mois de langue à Accra au Ghana à l’université NIIT, Merveille Diella, 20 ans, est rentrée depuis peu au Congo, histoire de se ressourcer avant de repartir sur des nouvelles bases pour une formation de quatre ans en ingénierie logiciel. Un véritable challenge pour la jeune fille qui, une fois son master I en poche, espère revenir au Congo créer sa propre boite. Rencontre.
Les Dépêches de Brazzaville: Depuis combien de temps es-tu au Ghana et quelle études fais-tu ?
Merveille Rolyne Gloire Diela : Je suis au Ghana depuis une année et sept mois et j’étudie l’ingénierie logicielle. C’est une formation de quatre ans avec à la clé le master I.
LDB : Que comptes-tu faire à la fin de ta formation ?
MRGD : À la fin de ma formation, je souhaite créer de nouveaux logiciels et pourquoi pas, si les moyens me le permettent, monter ma propre entreprise de technologie, mais c’est un projet à long terme bien évidemment. Ce qui est vrai, une fois mon diplôme en main, j’aimerai rentrer au Congo pour mettre à profit ce que j’ai appris en tant que qu’ingénieur dans le domaine de l’informatique.
LDB : As-tu bénéficié d’une bourse ?
MRGD : Je suis arrivée au Ghana grâce aux frais de mes parents, vu que je n’ai pas eu la chance d’obtenir une bourse étant donné les difficultés qui se posent au niveau du ministère pour l’octroi des bourses. Mais, en ce qui me concerne, la volonté de Dieu était que j’y aille grâce à mes parents et j’espère que je ne les décevrais pas.
LDB : As-tu obtenu facilement le visa ?
MRGD: J’ai obtenu le visa rapidement, en moins d’une semaine. Mais une fois le visa et l’inscription en poche, je ressentais déjà de la nostalgie, mêlée à une sorte de tristesse inexplicable. Aller vers l’inconnu, tout laisser derrière soi… Je sentais aussi une espèce d’appréhension face à cette nouvelle vie mais la pensée d’un avenir meilleur me rendait plus forte.
LDB: Comment as-tu vécu la séparation d’avec tes proches ?
MRGD : Se séparer avec ceux qu’on aime n’a jamais été chose facile. Et ce n’est pas comme si je quittais Brazzaville pour aller à Pointe Noire. C’est la première fois que j’allais aussi loin de mes parents et vers une nouvelle exploration. C’était un mélange de joie et de peur aussi. Mais je pense que c’est l’un des grands sacrifices. Car quand on part à la conquête du monde, on se rend bien compte à ce moment là qu’on est alors maître de son destin. Ce n’est pas toujours évident. Il faut se faire des amis, bref tu es seul et parfois un peu vulnérable. Mais je dis merci à mes parents qui m’ont toujours soutenue même étant à des milliers de kilomètres. Je suis, en outre, reconnaissante à mon Dieu, vu que les étudiants ghanéens ont plutôt été sympathiques et compréhensibles avec moi, étant donné que j’étais l’unique Congolaise de ma salle. Par ailleurs, j’ai trouvé une église qui m’a recueillie et grâce à l’ouverture d’esprit des chrétiens de cette assemblée, je me suis rapidement fais une place.
LDB : Quel est le beau souvenir que tu gardes de cette année à Accra
MRGD : Il y en a plein, mais celui qui me vient à l’esprit c’est la randonnée d’une semaine qu’avait organisée le groupe de jeunesse de l’église que je fréquentais hors d’Accra. C’était un moment merveilleux de communication fraternelle et, surtout, de la communion avec le seigneur.
LDB : Et qu’est-ce qui t’a vraiment marquée ?
MRGD : Ce qui m’a vraiment marquée au Ghana c’est leur culture. Contrairement à nous, les Ghanéens conservent bien leur culture et leur tradition tout en se modernisant. Cela se ressent même dans leur système éducatif et leur accoutrement
LDB : Que peux-tu dire sur la qualité de l’enseignement ?
MRGD : Le cadre est adéquat, la formation est de très bonne qualité et rien d’autre ne compte que le mérite. Quant à l’ambiance universitaire, je ne saurai trop le dire car je suis plutôt intravertie en milieu scolaire.










