La semaine dernière, nous vous annoncions notre pari de mettre en lumière les évènements qui ont marqué notre rédaction le long de cette année 2016. C’était sans compter sur notre participation à la triennale « Danse l’Afrique danse » qui ferme ses portes ce 3 décembre à Ouagadougou.
Quel évènement mémorable ! À Ouaga, la triennale a presque tenu ses promesses. L’évènement a montré combien le pays des femmes et des hommes intègres, le Burkina-Faso, place la culture au cœur de sa politique nationale. Une politique insufflée depuis l’ère Sankara et qui se pérennise bon gré mal gré. Aussi, ce que l’on retient c’est la volonté des pouvoirs publics de contribuer au rayonnement du paysage culturel local, de s’imposer dans la région comme un hub culturel puissant, rivalisant avec les autres capitales.
En effet, à Ouaga, la danse n’est plus étrangère. La discipline a trouvé toute sa place dans le paysage local. Le Centre de développement chorégraphique a contribué fortement à la structuration du secteur et à la professionnalisation des jeunes danseurs et chorégraphes. Salia Sanou et Seydou Boro, à la tête de ce centre, ont réussi à en faire une véritable termitière où grouillent des professionnels chaque année depuis dix ans. C’est dans ce contexte qu’a été organisée la dixième édition de « Danse l’Afrique danse ». Un évènement dont la programmation était traversée par la trame globale de la mémoire et de la transmission. Plus de 300 professionnels ont partagé ces moments intenses qui ouvrent la voie à un nouveau tournant de la danse contemporaine en Afrique et dans la diaspora.










