La danse de nouveau parce que nous croyons que c’est l’un des domaines du spectacle vivant qui bouillonne le plus. À travers le monde, cette disciple portée par des artistes africains fait battre le pouls du continent au-delà des mers. Un engagement sans faille pour une Afrique et un vécu africain que ces derniers veulent raconter au monde. C’est aussi un engagement sur la durée comme le témoigne notre rencontre avec Germaine Acogny.
Respectueusement, celle que l’on surnomme « Maman Germaine » a tant donné à l’Afrique, en investissant dans la formation des jeunes danseurs et chorégraphes. Un exemple de témérité et de dévouement exceptionnels. Mais il y a aussi Irène Tassembédo à la Une de ce numéro à travers « Kombibissé ». Quel spectacle ! Majestueux par son intensité et aussi le culot de la chorégraphe de monter cette sorte de machine avec ses 33 personnes. Intense et inspirant à la fois. Tous les genres s’entremêlent, entre tradition et modernité. Méthodiquement, chaque tableau répond à une préoccupation précise de la jeunesse.
Regarder ce spectacle vous impose aussi de jeter un œil sur le parcours de celle qui est à la tête de l’École de danse Irène-Tassembédo (EDIT). Son aînée Germaine Acogny parle d’elle en des termes touchants : « C’est une belle actrice, elle fait du cinéma et peut gagner beaucoup plus d’argent avec ça. Mais elle a cet amour de la chorégraphie, de la danse et de la transmission. » On constate là encore cet engagement sans faille qui résiste à l’usure du temps et malgré l’absence, trop souvent, de moyens financiers adéquats. En définitive, ce courage et cette générosité de nos artistes devraient interpeller les décisionnaires.










