Lagos

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Vendredi, Mai 26, 2017 - 19:30

Il y a quelques semaines, nous consacrions l’un de nos éditoriaux au Nigéria. Notamment au boom du digital dans l’industrie musicale de ce pays monstre. C’était sans savoir que Lagos, la capitale nigériane célébrerait peu après, les 50 ans de son existence. Une telle célébration ne pouvait passer inaperçue, malgré la distance qui sépare nos territoires.

En effet, si géographiquement Lagos et ses alentours est bel et bien un territoire lointain, il est important de reconnaitre que ses artistes, musiciens, cinéastes en ont fait un territoire proche de tous, que l’on soit au centre, à l’est, à l’ouest ou au sud du continent sans compter la diaspora africaine. Tellement proche que les francophones consomment au quotidien du « naija » au détriment des produits propres à nos pays.

Toutefois, la ville tentaculaire qui gît dans un chaos urbain, avec ses « go-slows », ne cesse de fasciner. Par la vitalité de sa scène artistique, sa musique, l’incroyable générosité de son cinéma « Nollywood », son art présent dans les quatre coins du monde, ses traditions et ses auteurs parmi lesquels Chimamanda Ngozie Adichie ou Wole Soyinka. Toute une culture qui a réussi par le biais des médias à s’inviter insidieusement dans notre quotidien et à s’imposer. Inspirant et révoltant.

Inspirant parce que les nigérians ont su faire de cet univers propre à eux un véritable business, une matière à réflexion, en imposant au monde des codes et une manière de penser qui sont les leurs. Le feeling nigérian s’est répandu et avec nollywood, un rêve nigérian a vu le jour. Lagos est le lieu de toutes les possibilités ou l’espoir côtoie le désespoir.

Révoltant parce que nous sommes les spectateurs d’un boom qui devrait nous interpeller et nous amener à repenser notre rapport à nous, à nos us et coutumes, et à nos contemporains. Qu’a-t-on à vendre, nous ? La question mérite d’être posée.

 

 

 

 

Les Dépêches de Brazzaville
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