Mode: Theresa Bouams a le vent en poupe !

Onglets principaux

Jeudi, Juin 8, 2017 - 10:45

Theresa Bouams aura ses 21 ans en septembre prochain. Avec ses 1m84 et ses 66kg, cette reine des podiums au visage poupin, au regard doux a longtemps été le vilain petit canard de sa classe à cause de sa grande taille. Un handicap qui lui a ouvert l’univers de la mode quelques années plus tard. Une grâce du ciel, dit-elle, puisqu' en tant que chantre dans une Eglise de la place, sa vocation, outre le fait de valoriser la femme africaine est celle de proclamer l’amour de Dieu autour d’elle.  

«Depuis mon jeune âge, mon rêve a toujours été d’être mannequin, mais au collège, j’ai commencé à être complexée car les autres élèves se moquaient de moi du fait que j’étais toujours la plus grande des élèves filles comme garçons», se remémore la jeune fille dont le destin change lorsqu’elle fait connaissance de Sophelld Kiabya, mannequin, qui sera par la suite sa marraine dans les arcanes de la mode. « C’est elle qui m’a introduit dans les rangs de l'agence Hakuna Matata », a fait savoir Theresa.

C’est le début d’une carrière florissante qui s’annonce pour la jeune fille. Consciente que c’est une grâce du ciel, la jeune fille travaille sans relâche, s’applique jour après jour et ne rechigne pas devant les heures de travail. À 18 ans, le manager et coach Fabrice de l’agence Hakuna Matata  lui donne sa chance et Theresa défile pour la première fois lors du célébrissime défilé de mode Brazza Fashion Show en 2015 et le magazine féminin Amina lui consacre une tribune. «  J’ai su, lorsque je suis montée sur le podium, que c’était ce que je voulais faire dans ma vie. C’était une expérience unique, les flashs, les acclamations, cette sensation de se sentir belle… C’est un moment que je n’oublierai jamais dans ma vie », raconte la jeune fille visiblement émue.

Elève et enfant modèle qui a toujours fait la fierté de son père, Theresa se heurte pour la première fois à celui-ci, quand elle l’informe qu’elle voulait devenir mannequin. « « Mon père ne souhaite qu’une seule chose, ma réussite scolaire, le reste ne l’intéressait aucunement. Mais je pense qu’il a compris que ce n’est pas seulement une lubie mais une vraie passion que j’ai pour la mode et cela je le lui ai imposé en restant une brillante élève à l’école. Aujourd’hui il a fini par accepter ce choix », a noté Theresa.

Si elle rencontre quelques résistances du coté de son père, sa mère, sa meilleure amie et sa conseillère, quant à elle, lui accorde sa bénédiction.  «  Quand Theresa m’annonçait qu’elle voulait faire du mannequinat, je ne m’y suis pas opposée, je l’ai soutenue, car je voyais bien comment ses yeux brillaient quand elle montait sur les podiums », a indiqué Rosine Ngayino sa mère qui a cependant demandé à sa fille de suivre en parallèle ses études.

Etudiante en 2ème année en Communication à la Faculté des lettres et des Sciences Humaines de l'Université Marien-Ngouabi et en 1ère année en Gestion Commerciale et Marketing à l'institut de formation IGDE, Theresa est une championne née. « Je n’ai jamais eu peur d’avancer dans la vie, je surpasse mes limites car je suis le Joseph de ma famille et le Moïse de ma génération », clame haut et fort la jeune fille avec assurance. Super active, elle ne s’endort pas sur ses lauriers. En  effet, en dehors du mannequinat, qu’elle exerce avec passion, la jeune fille est aussi hôtesse d'accueil indépendante et multiplie les prestations dans d’autres agences à l’image d’Africontact, Icom et Frilengs. Cependant Theresa déplore que certaines prestations ne sont pas payées à leur juste valeur et « en dehors des maisons de téléphonie mobile comme MTN ou Total qui offrent de satisfaisantes rémunérations, beaucoup de chef d’agence ne valorise pas le mannequinat », a reconnu Theresa qui évolue désormais en free lance comme beaucoup d’autres mannequins de la place. « Actuellement je ne travaille plus pour une agence, en raison de mauvaises pratiques des managers dans notre pays. J’ai opté pour le free lance et je m’en sors plutôt bien », a fait savoir la jeune fille

Sollicitée ça et là, la petite reine des podiums, dit trouver ses forces et son inspiration dans la parole de Dieu. Chantre dans une Eglise de la place, elle est fière de servir son seigneur sur les feux de la rampe même si elle reconnait que tous les jours ne sont pas roses. «  Les préjugés ont la peau dure. Ce n’est pas facile pour une chrétienne et de surcroit une chantre de faire ce métier car on est tout de suite jugé du fait que beaucoup  d’églises considèrent  le mannequinat comme une espèce de prostitution alors que c’est un métier comme les autres », explique le jeune mannequin qui reste reconnaissante à  sa mère qui lui a permis de découvrir l’extraordinaire monde de la mode. « Grâce au mannequinat, j’ai appris à aimer ma personne et à valoriser la femme noire que je suis. Il m’a permis aussi  de m'afficher devant le monde sans crainte en choisissant bien évidemment ce que je porte. Puis  mes valeurs religieuses m'ont aidé à voir le bon côté du mannequin et de m'imposer car la foi n'a pas de limite. Et pour moi le chrétien devrait surpasser ses limites au lieu de se plaindre à tout moment car Dieu nous a tout donné », a longuement expliqué Theresa qui espère être un modèle pour les autres filles car dit-elle, « être mannequin ne signifie pas se lancer  dans la débauche ni même l'impudicité ».

De plus, si elle voue une admiration pour Khoé Kardashian  pour son courage, sa détermination, et son caractère bien trempé, elle ne souhaite pas pour autant lui ressembler car, dit –elle, chaque femme est spéciale et toute  femme doit avoir sa propre personnalité comme le décrit si bien Proverbe 31:29-31. «  Toute femme a une conduite vertueuse mais toi tu les surpasses toutes ; la grâce est trompeuse et la beauté est vaine, seule la femme qui craint Dieu sera louée de tous », récite la jeune fille radieuse.

Chrétienne, elle ne s’en cache pas, au contraire, elle le prône partout où elle passe. «  C’est Christ qui m’a placé dans ce cercle pour que je parle de lui. Et donc ce que je porte et la manière que je me coiffe reflète ce que je suis, reflète mon cœur et tout l’amour du christ dans ma vie », a expliqué le mannequin qui espère un jour aider les autres mannequins en créant sa propre agence pour prouver au monde que Dieu peut aussi élever une chrétienne dans le mannequinat tout comme il a fait avec Joseph dans la maison du Pharaon, a indiqué la jeune fille qui comme toutes les filles de son âge, à un péché mignon, pour les accessoires et vêtement de Dian Versace, Uniclo…

 

 

Berna Marty
Légendes et crédits photo : 
Légende photo 1 et 3: Theresa Bouams Légende photo 2: Theresa Bouams avec d'autres mannequin de la place
Notification: 
Non