Jamais avare de félicitations. Et pour cause. Quand les bonnes nouvelles pleuvent, il est de bon aloi de s’en réjouir. Celle d’aujourd’hui en vaut la chandelle. Une femme, Audrey Azoulay, vient d’être portée à la tête de l’Unesco. Certaines sensibilités dans ce monde machiste et très patriarcale diront sans doute : « Encore une femme !» Oui. Et c’est normal. Cela signifie que les lignes bougent en profondeur sur la durée, au-delà de tout lobbying et tout autre enjeu que peut représenter pour un État une telle élection.
Ici, il s’agit de dire que la représentation féminine dans les instances de directions de haut vol n’est donc plus un simple sujet de débats, symposiums, conférences, etc. Le leadership féminin s’impose à nous désormais non plus seulement en termes de thèmes, de challenges ni d’objectifs à atteindre, mais en réalité vivante. L'élection de cette dame dans ce prestigieux cadre en est l'émanation la plus caractérielle. Quoi de plus rejouissant pour la génération actuelle en manque de modèle et en quête de ses propres marques de trouver une figure contemporaine. Enfin, nous adressons nos vives félicitations à Audrey Azoulay qui devra faire face à d’importants défis, notamment avec le début de la crise interne avec les États-Unis et Israël.










