Le nouveau livre publié aux éditions Pan Macmillan évoque les cinq ans qu'a passés "Madiba" à la tête de l'Afrique du Sud, après la fin officielle du régime de l'apartheid en 1994.
La publication de l'autobiographie a été rendue possible après que l’écrivain Mandla Langa eut terminé l'oeuvre qu'avait commencée à écrire le héros de la lutte anti-apartheid. En effet, Nelson Mandela avait écrit à la main, notamment sur des feuilles volantes, une suite en dix chapitres entre 1998 et 2002. Il avait ensuite pris sa retraite de la vie publique en 2004.
Pour terminer cette suite, Mandla Langa a utilisé les notes de Mandela lors de sa présidence, des interviews de l'ex-président et s’est appuyé sur un travail de recherche. Un résultat "à part égale" entre Nelson Mandela et son co-auteur selon la Fondation de Madiba.
Le titre du livre est extrait de la phrase de fin de son autobiographie: « avec la liberté viennent aussi les responsabilités, et je n'ai pas de temps à perdre, car je ne suis pas arrivé au bout de mon long chemin ».
Dans un prologue au début de cette suite, Graça Machel, la veuve de Nelson Mandela, explique que son mari avait eu des difficultés à la terminer à cause notamment « des exigences du monde à son égard, de son âge avancé et de distractions de toutes sortes ». « Lors des dernières années de sa vie, il en parlait souvent (...) il s'inquiétait de ce travail non achevé », a-t-elle confié.
L'autobiographie « Un long chemin vers la liberté » (« Long Walk to Freedom »), publiée peu de temps après le scrutin de 1994, s'est vendue à plus de 14 millions d'exemplaires dans le monde, et a inspiré un film où l'acteur Idris Elba interprète l'icône sud-africaine.
Premier président démocratiquement élu en Afrique du Sud (1994-1999), prix Nobel de la paix, « Madiba » est décédé le 5 décembre 2013 à l'âge de 95 ans. Figure militante majeure du Congrès national africain (ANC - au pouvoir depuis 1994), il a été emprisonné en 1962 et envoyé dans le bagne terrible de Robben Island, au large du Cap. Il ne sera libéré qu'en 1990.
La maison d'édition britannique Pan Macmillan a décrit cette suite « comme un compte-rendu saisissant et inspirant de la présidence de Mandela, d'un pays en pleine mutation et de l'avènement d'une nouvelle démocratie ».










