Ainsi s’appelait aussi celle que nombre d’entre nous appelle Calissa Ikama. Elle aurait eu 25 ans cette année et ferait sans nul doute partie de cette génération de jeunes femmes congolaises qui brillent par leur conviction, leur audace et la singularité de leur démarche tant personnelle que professionnelle loin de tout fourvoiement. Elle aurait fait de grandes études, tout en poursuivant sa passion de l’écriture. On l’imagine très bien arpentant les couloirs du salon du livre de Paris, aux côtés de ses confrères auteurs d’ci et d’ailleurs. Entre apprentissage et affirmation de soi.
Assurément, Victoria Calissa Ikama Ngala avait tout pour devenir un bel exemple de courage et d’ambition noble pour la génération féminine actuelle. Et si sa mort demeure dix ans après un souvenir douloureux pour sa famille et une grande perte pour notre nation littéraire, il revient à la société d’honorer sa mémoire continuellement à travers diverses actions de faire un travail pédagogique qui consisterait à transmettre aux plus jeunes la passion de cette jeune fille éteinte à l’âge de 14 ans. C’est vrai, on aurait aimé la voir vivre ses 25 ans, la voir confiante, conquérante et bien dans sa peau. Dans ce numéro, nous rendons hommage à Victoire Calissa Ikama Ngala dont la mémoire se perpétue allègrement entre regret et espoir. Un espoir qu’elle a su particulièrement transmettre à travers des écrits et des réflexions remplis de courage, de détermination et d’exemplarité. Repose en paix Victoria.










