Considérons trois niveaux de mobilisation pour apprécier le calendrier de relance des activités dans les administration publiques et éducatives comme dans les organisations politiques.
Au regard des nominations qui se sont enchainées au ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, fin août, le mois de septembre courant marquera l’entrée en fonction des nouveaux promus tant chez les hommes en uniformes que chez les officiers d’état civil. Bon vent à eux !
Pour les élèves, les enseignants et l’aéropage de direction, il faudra attendre la publication des résultats du Brevet d’études du premier cycle, en cours de correction.
En troisième lieu, la rentrée politique. Après quelques mois de quasi repos, les acteurs concernés se préparent à reprendre langue avec leurs bases dans la perspective des rendez-vous électoraux à venir.
Dix mois nous séparent en effet des élections législatives et locales de l’an 2027. Dans quelle ambiance se tiendront-elles ? La question reste posée d'autant que pour l'heure, les entrepreneurs politiques semblent encore digérer les suites de la compétition électorale majeure de mars dernier.
Depuis lors, dans le camp de la majorité comme dans celui des six candidats malheureux, une longue pause est observée. Le même constat vaut pour l'opposition représentée dans les institutions nationales que celle qui n'y siège pas.
Des réactions au message à la nation du président de la République, le 15 août, ont néanmoins été enregistrées. Au plan local comme au plan extérieur, les représentants de cette partie de l'opposition ont donné de la voix, globalement, pour dénoncer l'immobilisme.
À leurs yeux, le Congo fait du surplace, au pire il recule. Un jugement battu en brèche par la majorité présidentielle pour qui, en dépit des difficultés indéniables, le pays est sur la bonne voie.
Il n'y a pas de doute, la rentrée politique qui se profile à l'horizon mettra en lumière les points de divergence entre les forces en présence ; elle promet d'être animée.